Envie gourmande 1 – Mon évolution de vie, mon évolution gourmande

Premier article d’une série sur le thème de nos envies gourmandes. Que l’on soit expatrié ou en voyage depuis un moment, certaines envies nous viennent. Cela m’est arrivé plus d’une fois et je pense ne pas être la seule 😉
J’appelle cela, mon évolution gourmande.

Dès notre plus jeune âge, on découvre de nouveaux goûts et ces derniers évoluent en fonction de nos personnalités, nos découvertes, nos expériences.
Cette évolution gourmande, nous la vivons chaque jour depuis notre enfance. Les premières goûts seront fonctions des origines familiales, du pays et de la région où nous vivons.
Avec le temps, nous évoluons, nous nous cherchons et donc, nous expérimentons. Un nouveau restaurant, un ami d’origine différente, et c’est un melting pot qui s’offre à vous. Les voyages et expatriations sont mes plus gros influenceurs.
Mon évolution gourmande, je la reconnais par les évènements liés à ma vie et j’avoue qu’il devient parfois compliqué de satisfaire mes envies du moment.

Mon évolution gourmande par les racines

Je suis née en France à quelques minutes seulement de la frontière belge et de parents d’origines franco-belge
Qui dit Belgique dit : frites, fricadelle, bicky et sauces en tout genre, de bonnes grosses gaufres aux grains de sucre…
Plus tard viendront les sorties en Belgique avec les découvertes des bières trappistes, triples et autres variétés qui font de ce pays le Royaume de la bière.


Qui dit nord de France dit : welsh, carbonade flamande, maroilles, potjevleesch, waterzoï et bonnes endives du nord, les gaufrettes fourrées à la cassonade, la tarte au sucre, la coquille de Noël

Mes parents étant assez traditionnels, les repas restent régionaux, français en général, sans vraiment d’extravagance. Je peux au moins avouer connaître les spécialités locales.

Mon évolution gourmande par les voyages lors de l’adolescence

Avant mes 11 ans, je n’avais encore jamais quitté la France ou la Belgique. Faute de moyens, un père trop occupé et je pense une peur de la barrière des langues. Dans mon cœur, je voulais toujours aller vers d’autres horizons alors je me suis lancée dans les possibilités de voyages qui se présentaient à moi.

Au collège, premier voyage d’une semaine au Royaume-Uni. J’ai commencé à y découvrir de nouveaux goûts. A l’époque, j’avais 11 ans et un manque de maturité pour avoir une vision plus subjective. Placée en famille d’accueil, dont la cuisine n’était composée que de boites de conserves et de plats surgelés, la gastronomie britannique n’était donc pas mise en valeur et j’avoue n’avoir pas adhéré du tout.

A 14 ans, je décide de m’inscrire dans un échange franco-allemand et là, l’expérience était bien différente. Je me suis retrouvée à adorer le pain noir, d’une consistance tellement différente de notre pain français. Les saucisses n’étaient vraiment pas portées dans mon cœur et pourtant la currywurst est l’un de mes plats sur le pouce favoris en Allemagne.
J’y ai découvert le Mezzo, ce mélange de coca / boisson à l’orange. Je me souviens en avoir fait goûté à ma sœur qui n’avait vraiment pas aimé.
Je suis retournée plusieurs fois en Allemagne et entre chaque période, j’avais ce manque de certains produits. Je devenais accro à ces nouveaux goûts et je tentais de les mettre peu à peu dans ma vie comme lorsque je me préparais des petits déjeuners sucrés / salés.

Mon évolution gourmande par l’entourage

Vers mes 24 ans, j’ai commencé le couchsurfing sur Lille. Dans un premier temps, je n’allais que dans les meetings afin de découvrir le concept, en apprendre un peu plus avant de me lancer dans l’aventure.
Evidemment, j’ai commencé à avoir un entourage de plus en plus international et les découvertes culinaires se sont enchaînées. Un meltingpot par ci, un restaurant par-là, je voulais toujours découvrir quelque chose de différent.
Quand j’ai déménagé à Cardiff, je continuais et renouvelais ces types de sorties. Les spécialités sont tellement nombreuses !

Mon évolution gourmande par les expatriations

Première expatriation à 27 ans au Pays de Galles. Moi qui n’aimait pas la nourriture anglaise lors de mon adolescente, j’ai depuis fortement changé d’avis. Trois ans, cela permet de prendre le temps de découvrir énormément la culture locale et donc la culture gastronomique.
Entre les pies, un bon fish & chips, des soupes aux goûts variés, ces touches de cuisine indienne, des scones, du carrot cake, des muffins au myrtilles fondants, des Welsh cakes et du cheddar aux goûts qui pourraient faire peur à certains, la liste est longue et beaucoup de ces produits me manquent sincèrement.
En vivant au Royaume-Uni, j’étais en manque de bonnes bières et chocolats belges, de certains types de fromage français. Alors comme je rentrais parfois au pays pour le travail, je faisais un petit stock et je l’épuisais avec parcimonie lorsque j’avais de grandes envies ou alors je cuisinais des plats français à mes amis pour leur faire découvrir à mon tour des spécialités de mon enfance.

Deuxième expatriation à 30 ans dans le sud de l’Allemagne. J’avais déjà mes quelques points de repères gustatifs mais le sud de l’Allemagne a bien des spécialités. Je n’aurai jamais cru le dire, mais les maultaschen me manquent. Par contre, le sauerkraut, je ne suis toujours pas convertie et je pense que ça n’arrivera pas de sitôt. Un bon Kebab, loin des actuels pains au contenu gras que l’on trouve en France. Une Hefeweizen bien fraîche avec un demi poulet grillé et sa moutarde sucrée.
C’est cette expatriation qui m’a fait remarquer que mes goûts avaient fortement évolués, j’étais marquée au fer rouge à jamais. J’avais des besoins de produits autant français qu’anglais. Des amis qui revenaient de ces deux pays me ramenaient même des produits locaux en cadeaux. C’est comme ça que je me suis retrouvée avec deux boites de baked beens britanniques. J’ai cru fondre en larme tellement c’était l’un des meilleurs cadeaux qu’on pouvait me faire à ce moment-là.

Si d’ailleurs vous voulez une liste de spécialités allemandes : Point culture allemande #2 – A table !

Mon évolution gourmande par les voyages

Qu’ils soient plus ou moins longs, les voyages sont une occasion de découvrir de nouvelles spécialités et de vous retrouver à aimer des choses que vous aviez pourtant en horreur.
Dans le lot, il y a de ces spécialités qui vous tiennent aux tripes de par leur goût et celles qui vous rappellent de superbes souvenirs.
Un velouté à l’ail slovaque dans sa boule de pain qui m’a tellement réchauffé et rassasié après autant de marche.
Un Blejska Kremšnita, ce gâteau à la crème slovène avec une vue imprenable sur le lac de bled.
Des pierogis polonais qui ont tellement ravis Monsieur M. en le renvoyant en enfance.
Manger un tim tam en buvant son thé en Australie (je sais il y a de l’huile de palme 🙁 mais quelle addiction !) avec une amie proche que j’ai retrouvé en Tasmanie et qui voulait vraiment me faire partager cette méthode de dégustation.
Le meilleur cheesecake newyorkais comme cadeau d’anniversaire.
Du bacon mariné et cuit au sirop d’érable dans un hamburger comme première spécialité au Canada.
La liste est tellement longue !

Let's try a Blejska Kremšnita… #slovenia #cake #sloveniancooking #food

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Avec autant de découvertes, de moments d’échange et de partage, comment rester insensible et ne pas s’ouvrir à ces nouvelles opportunités gourmandes qui s’offrent à nous chaque jour ?
A force de cumuler, j’ai des envies folles n’importe quand. Difficile d’assouvir toutes ces dernières, mais j’ai quelques astuces que je vous expliquerai dans un prochain article.

Quel est le voyage qui vous a le plus marqué gustativement ?
Votre expérience partage d’un repas qui restera à jamais dans votre mémoire ?

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